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Revue de Presse arménienne du 28 octobre 2014
28-10-2014    Source : Ambassade de France en Arménie - Service de Presse
 

I. Sommet de Paris sur le conflit du HK

 

1. Sommet « constructif, utile et sincère »/ La « une » de la plupart des quotidiens est consacrée, plusieurs photos à l’appui, au bilan de la journée de rencontres entre les Présidents d’Arménie, d’Azerbaïdjan et de France dans la capitale française, à l’initiative du Président Hollande. Le Président de la République française a reçu séparément les dirigeants de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie. S’agissant de l’entretien des Présidents Hollande et Sarkissian, le service de presse de la présidence arménienne relève que les deux Présidents ont évoqué un large éventail de questions de l’agenda franco-arménien, ainsi que des questions d’actualité régionale et internationale. Serge Sarkissian a remercié le Président Hollande pour le rôle de la France au sein de la coprésidence du Groupe de Minsk et pour cette initiative d’inviter les Présidents d’Arménie et d’Azerbaïdjan pour un sommet sur le conflit du HK. Les deux Présidents ont souligné le niveau élevé du dialogue politique entre les deux pays, en se félicitant dans le même temps du renforcement des échanges économiques, le volume des investissements français dans l’économie arménienne atteignant aujourd’hui environ un milliard de dollars. Le Président Hollande a pour sa part remercié son homologue pour la participation de l’Arménie à des missions internationales de maintien de la paix, ainsi que pour la disponibilité de la partie arménienne à prendre également part à des missions de l’ONU dans la région africaine. S’agissant du conflit du HK, le Président Sarkissian a souligné que l’Arménie plaide en faveur d’un règlement exclusivement par la voie pacifique du conflit.

                A l’issue des entretiens séparés avec le Président Hollande, Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont entretenus en tête-à-tête au Palais Marigny, avant d’être rejoints par leurs Ministres des AE, les coprésidents du Groupe de Minsk et le représentant personnel de la présidence en exercice de l’OSCE. Les négociations se sont ensuite poursuivies en présence du Président de la République française au palais de l’Elysée, qui a offert un dîner en l’honneur des deux Chefs d’Etat. Un communiqué de la Présidence arménienne note que les participants ont apprécié la poursuite du dialogue et le déploiement d’efforts en vue d’établir un climat de confiance entre les parties. L’absence d’alternative au règlement pacifique du conflit a été soulignée. Les parties sont en outre convenues de poursuivre des négociations de haut niveau. RFE/RL reproduit le communiqué du Palais de l’Elysée, qui indique que le Président de la République française a marqué la nécessité d’une baisse effective de la tension entre les deux parties sur le terrain. « Les Présidents arménien et azerbaïdjanais ont décidé de procéder à des échanges de données sur les disparus du conflit, sous l’égide du CICR. François Hollande a encouragé les Présidents arménien et azerbaïdjanais à intensifier leurs efforts en vue d’un règlement négocié et durable du conflit du HK, dans le respect des principes du droit international et sur la base des principes identifiés par les co-présidents du Groupe de Minsk. Il a marqué que le statu quo n’était pas tenable. Il a appelé les Présidents arménien et azerbaïdjanais à faire preuve de la volonté politique nécessaire pour surmonter leurs différends et à préparer leurs populations à la paix. Afin d’aller de l’avant, il a proposé le lancement de la rédaction d’un accord de paix global. Les Présidents d’Arménie et d’Azerbaïdjan sont convenus de poursuivre leur dialogue, notamment lors d’une nouvelle rencontre en septembre 2015 en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York », lit-on dans le communiqué de l’Elysée.

 

            Times.am et Panorama.am qui, entre autres, ont accompagné la délégation du Président arménien, reproduisent un entretien avec le Ministre des AE, Edward Nalbandian, qui, au terme des négociations, les a qualifiées de « constructives, utiles et sincères». Il a remercié le Président de la République française pour avoir organisé ce sommet, celui-ci étant le troisième au cours des trois derniers mois après ceux de Sotchi et de Newport. Selon le Ministre, la partie arménienne apprécie hautement toute initiative d’organiser des sommets de haut niveau, ce qui permet aux parties de mieux connaître et de rapprocher leurs positions. Depuis 2008, les Présidents d’Arménie et d’Azerbaïdjan se sont rencontrés 17 fois : « Je crois que lors du sommet de Paris un petit pas en avant a été accompli en vue de rapprocher les positions », a-t-il dit. Le chef de la diplomatie arménienne a en outre indiqué que de nombreuses questions ayant trait au règlement du conflit et à la mise en place de mécanismes de confiance ont été discutées, ces mécanismes ayant été proposés par le Président Hollande lors de son déplacement au Sud Caucase en mai dernier. Selon M. Nalbandian, l’Arménie et les coprésidents partagent le même point de vue, à savoir que la mise en place de tels mécanismes est susceptible de permettre des progrès dans le processus de négociation, tandis que la position des autorités azerbaïdjanaises est quelque peu différente, celles-ci estimant que ce sont les progrès dans le processus de négociation qui peuvent permettre la création d’un climat de confiance entre les parties. Le Ministre a par ailleurs noté que la rencontre des trois Présidents a été l’occasion de discuter des questions d’actualité régionale et internationale et que les débats ont montré que les positions d’Arménie et d’Azerbaïdjan peuvent coïncider sur ces dossiers.   

 

                En l’absence d’informations sur le contenu des entretiens, les quotidiens s’abstiennent de commentaires, disant vouloir attendre les effets des négociations se concrétiser. Dans un article intitulé « Qu’est-ce que  le sommet de Paris a apporté aux parties ? », Hayots Achkhar estime que le langage « militariste et de chantage » qu’a exercé Bakou depuis des années sur l’Arménie et les médiateurs n’est plus vital, la communauté internationale ayant clairement fait comprendre aux autorités azerbaïdjanaises qu’aucune solution militaire n’était possible. Le journal estime que suite à l’escalade du mois d’août, qui a coûté à l’Azerbaïdjan quelques dizaines de vies humaines, ce pays semble être devenu un peu plus réaliste. Le quotidien estime urgent un véritable respect du régime de cessez-le-feu sur la ligne de contact et sur la frontière arméno-azerbaïdjanaise, sans quoi il serait impossible de procéder à l’élaboration d’un accord de paix.   

                Aravot se montre quelque peu déçu de l’absence de déclaration conjointe de la part des Présidents et n’exclut pas que l’Azerbaïdjan ait freiné l’adoption d’une déclaration commune. 

                Jamanak estime dans son éditorial que le sommet de Paris a clôturé une séquence dans le processus de négociation lorsque chacun des trois pays coprésidents a pris l’initiative d’organiser un sommet : « le tour est-il à nouveau à la Russie de prendre l’initiative ? ». Le quotidien estime qu’il faut saluer toute initiative qui contribuera au respect du cessez-le-feu et épargnera des vies humaines. Haykakan Jamanak remarque de son côté que si les sommets de Sotchi et de Newport s’étaient déroulés sans les coprésidents du Groupe de Minsk (aucun coprésident n’était présent à la rencontre de Sotchi et seul le coprésident américain était présent à côté de John Kerry à Newport), celui de Paris avait rassemblé tous les médiateurs impliqués autour de la table des négociations.  

 

II. Politique intérieure

 

1. Quinze ans se sont écoulés de l’attentat du 27 octobre 1999/ L’ensemble de la presse rend hommage aux victimes de la fusillade de 1999 au sein de l’Assemblée nationale dans lesquels huit hommes d’État, y compris le Premier Ministre Vazguen Sarkissian et le Président de l’AN Karen Demirtchian, ont été assassinés. Haykakan Jamanak estime dans son éditorial que 15 ans après l’attentat, plusieurs questions restent en suspens notamment en ce qui concerne les commanditaires. Le quotidien rappelle que plusieurs témoins de l’attentat ont décédé dans des « circonstances suspectes » et que quelques-uns des personnes condamnées ont également trouvé la mort en prison.

 

2. Le PM a répondu aux revendications de changement de pouvoir de Gaguik Tsaroukian/ Hovik Abrahamian a  balayé d’un revers de la main les appels de l’opposition et particulièrement du leader d’Arménie Prospère, à un changement de pouvoir, en précisant qu’un tel changement ne serait possible que par la voie des urnes. Selon lui, les autorités sont prêtes à discuter avec l’opposition de toute question raisonnable et à trouver des solutions. / RFE/RL

 

III. Questions régionales

 

1. Le procès des deux « saboteurs azerbaïdjanais » a été ouvert à Stepanakert/ L’ensemble de la presse fait état du lancement, au tribunal de première instance de Stepanakert, du procès des deux citoyens azerbaïdjanais accusés de meurtre et d'espionnage au profit de Bakou. Les deux hommes, faisant parti d’un commando azéri, s’étaient infiltrés sur le territoire de Kelbadjar (sous contrôle des forces armées du HK) en juillet dernier. Ceux-ci avaient attaqué un véhicule civil tuant le chauffeur, un major de l’armée du HK, et blessant son épouse, ainsi qu’avaient kidnappé et tué un habitant de Kelbadjar âgé de 17 ans. Un troisième membre de ce groupe a été tué lors d’une opération des forces du HK. Les deux Azerbaïdjanais ont partiellement plaidé coupables. 

 



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