Mélikatoun, réalisation de la fondation ARMENIA
Réalisation d'une fondation | contact : info@melikatoun.am

Le 6 mai dernier, une délégation de la Fondation Armenia, débarquait en hélicoptère dans un petit village du Karabagh, Mélikaschen, pour inaugurer une maison d’hôtes. L’aboutissement d’un rêve !

Sud-est du Karabagh, Mélikaschen. En ce beau dimanche de mai et au cœur d’une magnifique vallée, le petit village de Mélikashen est en effervescence. Des soldats attendent de pied ferme la délégation suisse de la Fondation Armenia, l’arrivée du Premier Ministre Danielan, du préfet et de l’évêque qui bénira la nouvelle maison d’hôtes « Mélikatoun ».

L’ancienne demeure des princes Méliks (XVIIème et XVIIIème siècle) a été restaurée avec goût et dans l’esprit de l’époque grâce au soutien financier de la Fondation Armenia. Son président Vahé Gabrache en est fier, ses yeux pétillent à l’évocation de ce petit coin de paradis.
« En 2001, un membre de la Fondation s’est rendu à Mélikashen, et a vu là-bas cette vieille maison des princes Méliks en ruine dans ce petit village de cinquante à soixante habitants, un peu laissé pour compte. Le maire leur a proposé de retaper la maison des Méliks et d’en faire une maison d’hôtes. Le projet nous a emballés et nous nous sommes lancés. Le résultat est au-delà de nos espérances, le mobilier est très beau, le jardin avec ses statues magnifiques, et le cadre, le cadre, c’est un rêve, un rêve ! Maintenant il s’agit d’en faire la promotion dans les circuits touristiques ».


Dans un premier temps, la Fondation soutiendra la gestion de Mélikatoun confiée au fils du maire, mais restera propriétaire des lieux. « A plus ou moins court terme, il faut qu’ils s’auto gèrent. Il est important qu’ils ne soient plus assisté », renchérit Vahé Gabrache. Tout en étant conscient des difficultés à attirer les touristes dans ce village au milieu de nulle part et à l’accès difficile.
« La route est quasiment impraticable avec d’énormes rochers de chaque côté. Ce qui est dommage, c’est qu’à proximité se trouve une très vieille et splendide église du IVème siècle entièrement restaurée par des Arméniens des Etats-Unis. Nous avons  rencontré le président Ghougassian en présence de plusieurs ministres et nous avons évoqués le problème. J’ai demandé s’il  avait la possibilité d’une organisation bipartite ou tripartite – si les Arméniens des Etats-Unis s’impliquaient, nous pourrions refaire cette route. Mais c’est une petite route, et cela représente plus d’un million de dollars. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Le gouvernement de Karabagh va étudier la question ».


Autre souci et non des moindres qui pèse dans la balance, l’absence d’eau potable dans le village, l’acheminer signifierait encore un investissement de trente à quarante mille dollars. D’où une certaine hésitation. L’eau n’est-elle pas plus fondamentale que la route ?
Une problématique sur laquelle se penchera dès son retour en Suisse la Fondation Armenia.

France – Arménie N° 299 - 1 au 15 juillet 2007
Maïté Jardin





Imprimer cette page  Fermer cette fenêtre
Copyright (C) 2007 centre-arménien-geneve.ch